Après plusieurs mois de travail, mon collègue André FLAJOLET et moi même avons rendu public notre rapport relatif aux profanations de sépultures.
Cette mission, effectuée à la demande du Président du Groupe UMP, Jean-François COPE, nous a permis de dresser, pour la première fois, un état des lieux complet des atteintes aux sépultures.
Il est notable de constater que ces actes trouvent leurs origines dans le manque de repères et de négation de la mort dans notre société contemporaine.
N’hésitez pas à prolonger ce rapport par l’intermédiaire de vos commentaires,



Excellent rapport qui invite sans nul doute à la réflexion…
Bravo
Bonjour,
Votre rapport sur la profanation des cimetières était particulièrement interessant.
Existerait il une étude similaire, quant aux actes commis à l’encontre des lieux de culte en eux même (églises, mosquées, temples, synagogues,…).
Si oui, auriez vous la possibilité de m’indiquer un lien?
Cordialement,
Yannick
http://politiquement-votre.forumzen.com/forum.htm
J’ai lu votre rapport avec un grand intérêt. Cependant, je note l’absence d’un élément qui me semble capital : la responsabilité des « politiques ».
Je prends un ex récent : une mosquée a failli être incendiée.
Que fait le Chef d’Etat ? Il dit n’importe quoi !!!!!!!!!!!!
En qualifiant cette tentative d’incendie de « raciste » Monsieur Sarkozy impose une hiérarchie des profanations, alors même que tout acte visant une communauté (religieuse ou non, importante (les Français par ex) ou non (les « indigènes de la Républiques ») est par définition condamnable, et doit l’être avec la même dureté. Le motif n’est pas le problème : quand un député tue sa maitresse par « amour » il est aussi condamnable, pour moi, qu’un malade mental, qui tue un enfant. C’est un meurtre dans les deux cas. Le fait que le député soit député ne rend pas son geste moins condamnable, et à ce titre la minute de silence rendu en son honneur est un camouflet pour la France.
Qu’on profane par amusement, racisme, haine, ou fanatisme, le résultat est le même.
Monsieur Sarkozy, probablement par démagogie, utilise le terme « raciste » pour désigner un acte contre une communauté religieuse. Pourtant, il me semblait que le racisme consistait à établir une hiérarchie entre des personnes de couleurs différentes (après les mésaventures d’Eric Zemmour, mieux vaut être prudent).
Dans ces conditions, et au regarde des déclarations présidentielles, peut-on considérer qu’un acte de malveillance contre un édifice religieux (quel qu’il soit) ait une conotation raciste?
Jusqu’à la preuve du contraire, l’islam est une religion à laquelle souscrivent des personnes d’origines éthniques variées. Comme d’ailleurs la religion chrétienne qui compte dans ses rangs des croyants arabes, noirs, asiatiques, caucasiens, etc…
Si être contre l’islam pour des raisons philosophiques, c’est être raciste, alors tous les bouffeurs de curés qui n’hésitent pas à jeter la boue sur l’Eglise et sur le Christ mériteraient, à l’aune, toujours, de l’appréciation présidentielle, d’être désignés par le même qualificatifs.
Par ailleurs, où commence et où s’arrête l’islamophobie? Critiquer le Coran en fait-il partie? Critiquer Mahomet également? Les dessinateurs qui avaient caricaturé Mahomet sont des islamophobes et donc des racistes et des xénophobes?
Quant aux réactions des « autorités », il serait bien qu’elles soient du même tonneau quand des sépultures chrétiennes sont profanées, quand des cathédrales ne sont pas entretenues comme elles le devraient (voir Valeurs Actuelles de cette semaine) et quand les églises sont détruites ou transformées en banques ou en boîtes de nuit.
Je veux bien qu’on s’indigne (et c’est tout a fait naturel) quand une mosquée subit un dommage, ou quand un cimetière juif est profané. Mais pourquoi n’entend t on jamais MAM ou Monsieur Sarkozy, ou Monsieur Fillon, ou Monsieur Accoyer, ou Monsieur Larcher….Condamner de la même manière les actes commis à l’encontre de la communauté chrétienne ou même laique ?
Le rapport note l’empressement médiatique lorsqu’un édifice musulman ou juif est attaqué, et le quasi silence lorsqu’il s’agit des monuments chrétiens et ou laics. (Une statue de Voltaire par ex)
Mais cet empressement est la conséquence de la rapidité de réaction des « autorités » lorsqu’il s’agit de musulmans ou de juifs, et du silence permanent lorsqu’il s’agit de chrétiens ou de laics !
Tout ceci, bien évidemment, ne peut avoir que de facheuses conséquences sur le « vivre ensemble » à la française. Si certaines « victimes » sont plus égales que d’autres, cela ne peut que nourrir ce qui est dénoncé par le Président : une montée de l’islamophobie. Vue la constance des « politiques » à faire primer certaines religions sur d’autres…On ne peut que se demander si cela est dû à l’irresponsabilité politique, ou bien si tout cela n’est pas orchestré en vue de préparer une sorte de guerre civile entre Français.
Ce qui devrait être fait, chacun le sait :
1) Il va peut-être un jour falloir reconnaître que toutes les religions sont égales devant la loi et ne plus faire preuve d’indignations honteusement sélectives. Soit on combat toutes les religions quelqu’elles soient, soit on les protègent et on les défend toutes de la même façon.
Si on brule une Église, un petit article dans le journal locale .
Si on brule une mosquée, journal télé nationale.
Cherchez l’erreur…
2) Les « autorités » doivent condamner de tels actes ensemble. Autrement dit, quand un édifice religieux ou laic (une école par ex) subit une dégradation non naturelle, le préfet, MAM, le Président de la République, Monsieur Accoyer, Monsieur Larcher, le maire, le curé, l’imam, le patriarche, le responsable d’association laic se rejoignent et font une déclaration commune, où ils appelent (quel que soit le lieu fustigé) à condamner fermement cet acte, et à faire part de leur indignation la plus forte. Marre d’entendre toujours les propos (hypocrites d’ailleurs) des « politiques » à l’égard de religion ciblée, quand l’acte en lui même est condamnable quel que puisse être la victime.
Il ne faudrait pas sous entendre qu’une mosquée brûlée c’est un crime et qu’une église c’est un incident ordinaire !
3) Faire publier, quel que soit là encore le lieu visé, le nom et prénom (photo éventuellement pour les adultes) des coupables (après décision de justice) avec leur peine, en une des journaux (un peu sur le modèle de ce qu’on fait quand une décision de justice condamne un magazine people qui a violé l’intimité d’une personne) et demander au maire de la commune visée de faire publier lesdits noms dans le « journal communal » (s’il y en a un évidemment)
4) Ne pas succomber aux délires des « lois privées » c’est à dire des privilèges. Les parlementaires doivent cesser de faire des lois opportunistes visant à protéger telle ou telle communauté. A relire de toute urgence : la Déclaration de 1789. Il n’y a qu’une seule communauté en France : le Peuple Français. S’il y en a qu’une à défendre, peut être serait il possible que le Parlement soit plus sévère à l’égard de ceux qui appelent à hair le pays ?
5) Reconnaitre ses erreurs : A chaque fois ,les politiques se précipitent pour dénoncer un acte raciste inqualifiable mais la plupart du temps ,après enquète ,on s’apperçoit que c’est l’oeuvre de 3 ou 4 crétins qui n’ont rientrouvé de mieux a faire que de dégrader soit des cimetières ,mosqués ou synagogues.
Mais nos hommes politiques entretiennent ce climat de défiance envers ces gens d’une autre religion.
Je n’ai jamais entendu un de ces politiques venir dire « on s’est trompé ,ce n’était pas raciste ……. »
Les « irresponsables » politiques pourraient ils cesser d’intervenir sur des dossiers qu’ils ne connaissent pas ? Ou au moins laissés travailler la police avant d’intervenir mini militari ?
Le Président en premier lieu : sur quoi se base t il pour juger un acte…Sans connaitre le fin mot de l’histoire ?
J’ai bien lu le rapport. Il est cohérent et pose les bonnes questions de fond. Il ouvre le débat sur un sujet majeur.
La vie est un tout. La mort en fait partie. Ceux qui nous ont précédés on droit au même respect que nous portons sur nos anciens vivants, encore parmi nous.
D’une certaine manière l’atteinte portée aux sépultures est un affront porté à la vie. Car elle souille la mémoire. Et la mémoire individuelle ou collective, fait aussi partie de la vie. Que deviendrions-nous si nous ignorons d’où nous venons ? Souiller une sépulture va à l’encontre de tout.
On ne peut plus laisser faire. Ou pire faire semblant d’agir.
Les propositions du rapport devraient devenir effectives.
Le plus tôt sera le mieux. Dans l’intérêt de tous.
Cordialement.
Monsieur de Reguardati,
je vous remercie de votre message. Effectivement, ce fut une mission passionnante, car touchant à ce qu’il y a de plus propre à notre condition humaine : la vie et la relation entretenue à la mort.
Je vous remercie encore de l’intérêt que vous avez eu pour ce rapport.
Bien cordialement,
Jean-Frédéric Poisson
Bonjour,
J’ai lu votre rapport avec intérêt, et je voulais vous faire part d’une inexactitude :
En effet, vous employez à mauvais escient le mot «gothique» pour désigner le metal extrême.
Les mauvais emplois du mot gothique sont légion, et plus particulièrement parmi les amateurs du metal néophytes, qui ont une méchante tendance à se revendiquer de quelque chose qu’ils ne connaissent pas. Le mouvement gothique est juste un courant musical (et pas, comme on l’entends parfois, un «état d’esprit», ou une «philosophie», ou «une culture», ou quoi que ce soit de ce genre), qui s’est développé dans les années 80, autours de groupes comme The Cure, Bauhaus, Siouxsie and the Banshee, …
Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_gothique
La musique gothique étant largement moins médiatisée que le metal, et son «âge d’or» étant passé depuis bien plus longtemps, le tout combiné au fait qu’elle ne véhicule pas d’idéologies extrême, fait qu’elle attire beaucoup moins que le metal extrême les jeunes en pertes de repère.
En conclusion, il me semble clair qu’à chaque fois que le mot gothique est employé dans le rapport, c’est bien pour faire référence au folklore du metal extrême, et jamais pour faire référence au véritable courant musical gothique.
Soit !
Amende honorable pour n’avoir pas parfaitement perçu ces subtilités. Mais ces frontières sont bien difficiles à saisir…
Merci de votre message.
Jean Frédéric Poisson
Merci à vous d’avoir pris le temps de le lire !
Je viens de lire le rapport ainsi que les commentaires laissés ici.
J’aimerais vous soulever un problème qu’il conviendrait de préciser dans les informations aux mairies.
Lorsque la reprise de tombe est effective il serait bon que l’ensemble des informations disponibles sur la tombe soient relevées et conservées. En effet ceci fait partie de notre mémoire au même titre que les registres paroissiaux et d’État-Civil.
Il serait bon aussi que les mairies passent des accords avec les associations généalogiques aux fins de relevés conservatoires des tombes.
La mise à disposition de ces informations au public est aussi une nécessité tant en mairie que sur le web. L’exemple de ce qui se fait pour les Morts pour La France sur MémorialGenWeb (http://francegenweb.org ) peut être pris en exemple et adapté comme l’a déjà commencé le site CimGenWeb visible sur la même adresse sus-nommée.
Il ne s’agit aucunement de porter atteinte à la vie privée des titulaires de concessions dont les noms ne peuvent être communiqués fort justement.
Autre point qu’il convient de regarder la photographie. En effet la photographie des tombes peut s’avérer un outil de protection de celles-ci. Hors souvent les communes stipulent dans leurs règlements qu’il est interdit de faire des clichés. Il se trouve que rien, à ma connaissance, n’interdit de le faire. Je ne dis pas de prendre des photos avec des personnes devant ces tombes j’y suis opposé pour des raisons de vie privée.