
L’Assemblée Nationale a adopté une résolution visant à interdire le port de la burqa dans l’espace public. Un projet de loi, présenté en Conseil des Ministres, le 19 mai prochain, sera débattu quelques jours plus tard au parlement, afin de transformer cette volonté exprimée par le peuple français en interdiction formelle. Faillait-il consacrer du temps parlementaire à cette interdiction, alors que nous sommes plongés dans une crise socio-économique grave? Oui, sans aucun doute, pour plusieurs raisons.
Premièrement, la politique doit s’occuper tout autant des valeurs fondatrices de la vie en société que des conditions matérielles de cette vie. C’est la mission propre des élus de veiller à ce que les règles fondamentales du lien social soient respectées et le cas échéant réaffirmées. Or, le port de la burqa remet en cause, et gravement, la nature du lien social. Même si, elle demeure un phénomène minoritaire – et heureusement ! – la burqa manifeste une volonté de se mettre à l’écart du corps social, , de la juger en s’en écartant, et de ne pas y participer en aucune manière. Une façon de dire : » je prends, mais je ne donne pas. Je me cache et je refuse d’entrer en relation avec vous. Je me protège, parce que vous êtes dangereux, contagieux ». Ce comportement, cette volonté doivent être considérés comme hors-la-loi. Deuxièmement, cacher la femme revient à l’humilier. Nos collègues féminins l’ont toutes rappelé : cacher la femme – ou que la femme se cache elle-même – c’est abaisser sa condition, sa dignité, sa place dans le corps social. C’est inacceptable.
Troisièmement, interdire la burqa c’est donner son plein de sens au respect des croyances et des religions de notre pays. D’abord parce que ce vêtement ne correspond à aucune prescription de l’Islam : il est même interdit aux pélerins de la Mecque de la porter.
Pour cette raison, les musulmans de France attendent de notre part une telle interdiction. Ils ne veulent pas être assimilés à cette pratique qu’ils jugent, comme les députés français, intégristes et offensante pour leur religion.
Quatrièmement, le port de la burqa n’est pas d’abord un problème religieux, ni un problème moral : il manifeste la volonté de certains intégristes de « tester » la France sur sa capacité à faire respecter son territoire, et la signification de son pacte social. Il faut interdire le port de la burqa parce que le peuple français doit marquer sa volonté de ne pas céder face à une vision communautariste, intégriste.
Ne serait ce que pour cette dernière raison, il fallait prendre le temps nécessaire pour l’interdire. Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, l’avait déclaré durant le Congrés du 22 juin 2009 : « la burqa ne sera pas la bienvenue sur le territoire français ». Le Parlement a confirmé, unanimement, cette déclaration.


C’est avec un grand désarroi et une profonde tristesse que j’ai pu voir depuis mon lieu de vacances, votre défaite au profit de la candidate des forces de régression. A l’assemblée nationale, cela fera donc un spécialiste du monde du travail, un humaniste, un défenseur de l’Humain et un grand travailleur en moins. Nous n’entendront plus dans l’hémicycle vos questionnements et vos réflexions pertinents, sur les questions qui touchent réellement les Français. Au moment où approche le débat sur la révision des lois de bioéthique, c’est totalement regrettable.
Maintenant, je n’ai plus qu’à espérer vous revoir très bientôt et à vous accompagner vers les futures échéances. Vous avez toujours représenté les habitants du sud Yvelines sans censure ni parti pris. Dimanche 11 juillet, ils ne sont pas assez déplacés pour vous le dire !
Avec toutes mes amitiés et mes chaleureuses pensées.